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Vue d'atelier © Antoine Schneck - 2022
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Atelier : contact@isabelleferreira.com
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Isabelle Ferreira est née en 1972, elle vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’École des beaux-arts de Paris en 2003.
La pratique d'Isabelle Ferreira se construit à partir d'un refus de l'image comme donnée immédiate et d'une méthode fondée sur la répétition de gestes contraints. Elle engage un rapport physique au matériau par des gestes élémentaires répétés — frapper, perforer, agrafer, déchirer, trouer — qui produisent des surfaces instables, travaillées par l'usure et la tension. La peinture y devient un champ d’actions, la sculpture une question de plan, et le dessin une affaire de traces plutôt que de lignes.
Sa pratique s’intéresse à l’économie du geste et du support. Elle travaille avec des matériaux humbles ou industriels qu’elle transforme par un usage systématique de la couleur. En s’imposant un module ou un geste de base, elle parvient à changer la perception première que l’on a de ces matériaux et à réinterroger le vocabulaire traditionnel de la peinture et de la sculpture, du dessin et de la photographie.
Cette économie de moyens n’ouvre pas sur un formalisme clos, mais sur une réflexion profonde sur la mémoire et la transmission ancrée dans son histoire issue de l'immigration portugaise. En intégrant des photographies dans son travail depuis 2021, Isabelle Ferreira ne cherche pas à représenter une histoire de l’exil. Ainsi les photographies d’identité, de paysages ou les surfaces martelées en rejouent les conditions dans la discontinuité et la fragmentation. La matérialité devient une archive de gestes, de forces et de durées. La déchirure, présente dans son travail depuis des années, trouve également une résonance particulière. Son travail ouvre un espace critique où l'histoire collective s'inscrit sans être figée, où la violence politique se manifeste de manière latente, à travers les altérations mêmes de la matière.
Son travail a été exposé à la Fondation Gulbenkian à Paris, au Château d’Oiron, à l’IAC de Villeurbanne, à l’Espace d’Art Concret de Mouans-Sartoux ainsi qu’à la 23e édition de l’Art dans les chapelles en Bretagne. En 2008, elle a deployé à Passerelle, à Brest, une oeuvre monumentale in situ, SpacioCorès, pour le patio du centre d'art, puis a ré-interprété cette pièce quelques mois plus tard au Kunstverein Tiergarten à Berlin. En 2023, elle participe à l'Expérience Pommery #17 et présente son exposition personnelle "O salto" à la Galerie Nosbaum Reding, au Luxembourg. Elle a obtenu plusieurs bourses et prix institutionnels et a été résidente à la Cité des Arts à Paris, à Location One à New York, à la Terra Foundation à Giverny, chez Astérides à Marseille ou au Domaine de Kerguéhennec. En 2018, elle effectue une résidence à la Fondation Anni et Josef Albers, en Irlande. En 2019, elle est lauréate d’une commande publique pour la ville de Vitry-sur-Seine et y réalise Pietra paesina, deux dessins en pavements de granit et de marbre de 300 m2 carrés chacun. En 2021, elle obtient sa seconde aide individuelle à la création de la Drac Ile de France ainsi que la Bourse de la Fondation Calouste Gulbenkian. En 2022, elle est lauréate de la Bourse Ekphrasis de l’ADAGP et du Quotidien de l’art et obtient une aide à la production de la Fondation des artistes en 2024 pour son projet "Les témoins".
Ses œuvres sont dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Nantes, du FRAC Normandie, de la Fondation Anni et Josef Albers, du CNAP (Centre National des arts plastiques), du Fonds d’art contemporain – Paris Collections, du Fonds graphique et photographique de la ville de Vitry-sur-Seine, du FRAC Auvergne, du FRAC Poitou-Charentes, du Mrac de Sérignan...
En 2025, Isabelle Ferreira bénéficie d’une exposition personnelle, "Notre feu" au MAAT Museum à Lisbonne et travaille actuellement sur sa première monographie.
Les notices des oeuvres ont été rédigées par Isabelle Ferreira et Marie Gayet, sauf mentions.
Site par Timothée Rolin
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Isabelle Ferreira est née en 1972, elle vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’École des beaux-arts de Paris en 2003.
La pratique d'Isabelle Ferreira se construit à partir d'un refus de l'image comme donnée immédiate et d'une méthode fondée sur la répétition de gestes contraints. Elle engage un rapport physique au matériau par des gestes élémentaires répétés — frapper, perforer, agrafer, déchirer, trouer — qui produisent des surfaces instables, travaillées par l'usure et la tension. La peinture y devient un champ d’actions, la sculpture une question de plan, et le dessin une affaire de traces plutôt que de lignes.
Sa pratique s’intéresse à l’économie du geste et du support. Elle travaille avec des matériaux humbles ou industriels qu’elle transforme par un usage systématique de la couleur. En s’imposant un module ou un geste de base, elle parvient à changer la perception première que l’on a de ces matériaux et à réinterroger le vocabulaire traditionnel de la peinture et de la sculpture, du dessin et de la photographie.
Cette économie de moyens n’ouvre pas sur un formalisme clos, mais sur une réflexion profonde sur la mémoire et la transmission ancrée dans son histoire issue de l'immigration portugaise. En intégrant des photographies dans son travail depuis 2021, Isabelle Ferreira ne cherche pas à représenter une histoire de l’exil. Ainsi les photographies d’identité, de paysages ou les surfaces martelées en rejouent les conditions dans la discontinuité et la fragmentation. La matérialité devient une archive de gestes, de forces et de durées. La déchirure, présente dans son travail depuis des années, trouve également une résonance particulière. Son travail ouvre un espace critique où l'histoire collective s'inscrit sans être figée, où la violence politique se manifeste de manière latente, à travers les altérations mêmes de la matière.
Son travail a été exposé à la Fondation Gulbenkian à Paris, au Château d’Oiron, à l’IAC de Villeurbanne, à l’Espace d’Art Concret de Mouans-Sartoux ainsi qu’à la 23e édition de l’Art dans les chapelles en Bretagne. En 2008, elle a deployé à Passerelle, à Brest, une oeuvre monumentale in situ, SpacioCorès, pour le patio du centre d'art, puis a ré-interprété cette pièce quelques mois plus tard au Kunstverein Tiergarten à Berlin. En 2023, elle participe à l'Expérience Pommery #17 et présente son exposition personnelle "O salto" à la Galerie Nosbaum Reding, au Luxembourg. Elle a obtenu plusieurs bourses et prix institutionnels et a été résidente à la Cité des Arts à Paris, à Location One à New York, à la Terra Foundation à Giverny, chez Astérides à Marseille ou au Domaine de Kerguéhennec. En 2018, elle effectue une résidence à la Fondation Anni et Josef Albers, en Irlande. En 2019, elle est lauréate d’une commande publique pour la ville de Vitry-sur-Seine et y réalise Pietra paesina, deux dessins en pavements de granit et de marbre de 300 m2 carrés chacun. En 2021, elle obtient sa seconde aide individuelle à la création de la Drac Ile de France ainsi que la Bourse de la Fondation Calouste Gulbenkian. En 2022, elle est lauréate de la Bourse Ekphrasis de l’ADAGP et du Quotidien de l’art et obtient une aide à la production de la Fondation des artistes en 2024 pour son projet "Les témoins".
Ses œuvres sont dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Nantes, du FRAC Normandie, de la Fondation Anni et Josef Albers, du CNAP (Centre National des arts plastiques), du Fonds d’art contemporain – Paris Collections, du Fonds graphique et photographique de la ville de Vitry-sur-Seine, du FRAC Auvergne, du FRAC Poitou-Charentes, du Mrac de Sérignan...
En 2025, Isabelle Ferreira bénéficie d’une exposition personnelle, "Notre feu" au MAAT Museum à Lisbonne et travaille actuellement sur sa première monographie.
Les notices des oeuvres ont été rédigées par Isabelle Ferreira et Marie Gayet, sauf mentions.
Site par Timothée Rolin